1/8. France’s Minister for the Economy, Finance and Industry Antoine Armand speaks to personnel at the « Benoit Badin » condiments stand as he attends the « Made in France » (MIF Expo) fair at Parc des Expositions in Paris on November 9, 2024.
Après une semaine ponctuée par deux plans sociaux d’ampleur annoncés par Michelin et Auchan, le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Antoine Armand, s’est rendu au salon « Made in France » le 9 novembre 2024, porte de Versailles, à Paris. Il a notamment été interpellé sur la fermeture de deux usines Michelin à Vannes et Cholet, où plusieurs centaines de salariés manifestaient depuis la veille.
1/8. French Delegate Minister for Rural Affairs, Trade and Crafts Francoise Gatel (white jacket), French Delegate Minister for Social and Solidarity Economy, Profit-Sharing and Incentive Schemes Marie-Agnes Poussier-Winsback (orange jacket) and Secretary of State for Consumerism Laurence Garnier (blue jacket) open the 12th edition of the « Made In France » fair (MIF) on November 8, 2024 in Paris.
Un maître-mot : “réindustrialisation”. C’est ce thème ambitieux qu’affiche le salon du “Made in France” MIF Expo, dont la 12e édition a commencé à Paris ce vendredi 8 novembre 2024. Pas moins de 100.000 visiteurs sont attendus jusqu’à lundi au Parc des Expositions avec comme objectif de mettre en avant le savoir-faire français. Les curieux pourront ainsi visiter plus d’un millier de stands, ainsi qu’un “village de l’artisanat” avec plus de 200 exposants. Et de fait, le salon est aussi devenu, au fil des années, un rendez-vous politique. Plusieurs membres du gouvernement étaient ainsi présents à la porte de Versailles pour l’ouverture vendredi 8 novembre à 10 h, dont la secrétaire d’État à la Consommation Laurence Garnier, la ministre déléguée chargée de l’Économie sociale et solidaire, de l’Intéressement et de la Participation Marie-Agnès Poussier-Winsback ou encore la ministre déléguée chargée de la Ruralité, du Commerce et de l’Artisanat Françoise Gatel. Vendredi après-midi ont aussi déambulé dans les allées du salon l’ancien ministre de l’Économie Arnaud Montebourg, la députée du groupe La France insoumise Mathilde Panot ainsi que la députée européenne Marion Maréchal. Source
1/8. Protesters, holding a placard which reads as « Stop taxing! » , « No to taxation of horse-race betting! » and « Let’s save the horse! our jobs and our contrysides » , take part in a demonstration organized by horse racing associations and professionals, in order to protest against a proposed increase of taxes on betting in Paris, on November 7, 2024. Last week, the industry was alarmed by a government amendment to the draft social security budget that would increase taxation on betting and gaming, particularly on horse racing.
Plusieurs centaines de professionnels de la filière du cheval venus de toute la France manifestaient à Paris jeudi 7 novembre 2024 après-midi pour protester contre un projet de taxation des paris hippiques, toutes les courses du jour ayant été annulées pour leur permettre de prendre part au mouvement. Le cortège, parti en début d’après-midi de la place Denfert-Rochereau est arrivé place Vauban à côté des Invalides en fin de journée. Menés par les chevaux du cascadeur équestre et dresseur italien Mario Luraschi, les manifestants brandissaient des pancartes « Halte à la taxe », « Filière hippique en danger » et « Sauvons nos emplois », au son des sifflets et des vuvuzelas. Parmi eux des personnalités comme l’entraîneur et driver Jean-Michel Bazire ou le jockey Clément Lefebvre, qui a indiqué sur la chaîne spécialisée Equidia que « le projet de taxe nous inquiète pour la survie de la filière, c’est pour ça qu’on est présent en grand nombre et de tous les métiers ». Source.
Photo 1/18. Electric scooter are set on fire avenue de l’Opera, facing the Paris Opera during a demonstration as part of a national day of strikes and protests, a week after the French government pushed a pensions reform through parliament without a vote, using the article 49.3 of the constitution, in Paris, on March 23, 2023. French unions on March 23 staged a new day of disruption against the president’s pension reform after he defiantly vowed to implement the change, which includes raising the age of retirement from 62 to 64, saying he was prepared to accept unpopularity in the face of sometimes violent protests.
D’innombrables saccages, violences et incendies ont été consta-tés dans toute la France ce jeudi 23 mars 2023 en marge des ma-nifestations contre la réforme des retraites, qui ont rassemblé entre 1,08 million et 3,5 millions de contestataires, selon le minis-tère de l’Intérieur et la CGT. À Paris, les affrontements ont démarré dès le milieu d’après-midi, quelques heures après le début d’un rassemblement d’une cen-taine de milliers de personnes place de la Bastille à Paris, d’après les autorités. Malgré 2 000 contrôles effectués en amont de la manifestation, près de 1 500 éléments radicaux y étaient pré-sents. Les casseurs ont rapidement fait sécession en tête du cortège pacifique, poussés par les forces de l’ordre qui ont souhaité les isoler. Ils ont ensuite semé dans leur sillage, de la place de la République (est de la capitale) aux Grands Boulevards (centre), saccages et dégradations. Des vitrines ont été brisées, dont no-tamment celle d’un restaurant McDonald’s et d’un Burger King. Des façades d’agences bancaires ont aussi été prises pour cibles, des tags ont été peints sur des commerces. Les CRS et gendar-mes mobiles ont répliqué en usant de gaz lacrymogènes et en effectuant des bonds défensifs et des charges. C’est lors de ces manœuvres qu’un fonctionnaire de police a été vu en train de s’é-crouler, puis évacué par ses collègues de terrain, qui l’ont traîné au sol. Les violences ont ensuite franchi un nouveau cap en fin d’après-midi, alors que le «black bloc» atteignait le lieu d’arrivée du cortè-ge, place de l’Opéra. En chantier, l’Opéra Garnier était recouvert d’un immense échafaudage, source d’inquiétude pour les autori-tés, qui craignaient que les casseurs n’y montent pour le désos-ser. Il n’en a rien été : les affrontements ont eu lieu en contrebas, avec de nombreux tirs de mortiers d’artifice et des feux de pou-belles. Un kiosque a été incendié. « Mort au roi, mort à Darmanin », pouvait-on lire sur des vitrines de magasin. Les violences se sont poursuivies dans la soirée, d’abord dans les petites rues du quartier du 9e arrondissement. Des feux de détri-tus ont été allumés, et des flammes ont léché des immeubles d’habitation. Les manifestants se sont ensuite déplacés devant la gare Saint-Lazare, où ils ont érigé un barrage auquel ils ont mis le feu, en travers de la route. Source.
Photo 1/6. Police surround protesters in the Place Vauban, in front of the church of the Invalides, after the result of the vote of the motion of censure filed against the government following the use of article 49.3 of the constitution in Paris on March 20, 2023. The French government survived two no-confidence motions in parliament on March 20, 2023 but still faces intense pressure over its handling of a controversial pensions reform.
Le gouvernement d’Elisabeth Borne a survécu de justesse lundi 20 mars 2023 à une des deux motions de censure déclenchées à l’Assemblée nationale après l’utilisation controversée de l’article 49.3 sur son projet de réforme des retraites, toujours combattu dans la rue où de nouveaux incidents ont éclaté. À Paris, la RATP avait fermé 11 stations de métro et de RER situées dans les alentours de l’Assemblée nationale, de la place de la Concorde, du palais de l’Elysée et de celui de Matignon « pour raison de sécurité ». Les manifestants réunis depuis le début de l’après-midi place Vauban, derrière les Invalides, ont été dispersés en début de soirée après des heurts avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de Reuters. Des groupes de manifestants, en majorité des jeunes, ont alors organisé des cortèges « sauvages » dans les rues de la capitale, incendiant ici ou là des poubelles empilées depuis le début de la grève des éboueurs et provoquant de nouvelles interventions de la police et des pompiers. Plus d’une centaine de personnes ont été interpellées, selon les autorités.
French gendarmes block demonstrators during an unauthorized rally in Paris, in the Forum district of Les Halles, on March 19, 2023, against plans to reform pensions three days after the French government imposed the reform without a vote in using Article 49.3 of the Constitution. Opponents of the French president’s pension reform plan are expressing their anger for the third evening, with new rallies and strikes in a France, plunged into a political crisis after the executive took power.
Sous la voûte du forum des Halles, à Paris, des centaines d’oppo-sants à la réforme des retraites ont fait entendre leur voix diman-che 19 mars 2023 en fin d’après-midi. Selon une source policière, le rassemblement, auquel ont partici-pé 350 personnes, n’avait pas été déclaré mais il s’est déroulé dans le calme. Une tentative de départ en cortège sauvage a été empêchée par les forces de l’ordre et 17 personnes ont été inter-pellées. La veille déjà plusieurs centaines de personnes avaient manifesté à l’intérieur du centre commercial des Halles pour protester con-tre la réforme des retraites. La capitale a connu trois soirées de tensions depuis l’annonce jeudi du recours par Elisabeth Borne à l’article 49.3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote, sauf motion de censure. Samedi, à l’appel de la CGT Ile-de-France, 4.000 personnes, selon la police, avaient convergé place d’Italie où des incidents avaient éclaté. Jeudi et vendredi, plusieurs milliers de personnes avaient exprimé leur colère place de la Concorde, amenant la préfecture de police à interdire jusqu’à mardi tout rassemblement sur cette place, située tout près de l’Assemblée nationale, au pied des Champs-Elysées, et qui restait dimanche sous surveillance policière. Pour la journée de samedi, 400 contrôles ont eu lieu place de la Concorde et 122 interpellations ont été effectuées dans la capi-tale, selon le ministère de l’Intérieur. Des placements en garde-à-vue dénoncés par le syndicat de la magistrature qui a déploré dans un communiqué l’absence d’élé-ments pour caractériser une infraction. « Sur 292 interpellations, 283 ont ainsi donné lieu à un classement sans suite. Cette utilisa-tion dévoyée de la garde à vue illustre les dérives du maintien de l’ordre, qui détourne l’appareil judiciaire pour le mettre entière-ment à son service », a déclaré le syndicat de la Magistrature.
Photo 1/9. A pile of garbage bags have been piling up since waste collectors went on strike against the French government’s proposed pensions reform, in front of the Eiffel tower in Paris on March 17, 2023. France faces another day of strikes on march 17, 2023, over highly contested pension reforms which President appears on the verge of pushing through despite months of protests. As the legislation enters the final stretch in parliament, trade unions are set to make another attempt to pressure the government and lawmakers into rejecting the proposed hike in the retirement age to 64.
C’est un niveau symbolique qui vient d’être franchi ce vendredi 17 mars 2023. La barre des 10 000 tonnes de déchets non ramassés dans les rues de Paris a été atteinte à la mi-journée, selon une es-timation de la mairie, au douzième jour de la grève de ses ébou-eurs contre la réforme des retraites. Un poids équivalent à celui de la tour Eiffel, le plus célèbre monument de la capitale. Dans une note, l’Institut Paris Région rappelle que chaque année, un Francilien produit 476 kg de déchets. Chaque jour, 16 000 tonnes de déchets ménagers sont ainsi générées en Île-de-France, soit 186 kg par seconde. Paris affiche donc actuellement un visage bien loin des clichés véhiculés par Emily in Paris. À la grande surprise des touristes présents dans la capitale. Et la situation se crispe alors que la préfecture de police envisage de réquisitionner des éboueurs pour effectuer des ramassages. Ce jeudi 16 mars, la Ville de Paris a dû transmettre à la Préfecture de Police la liste des 4 000 noms des agents de la propreté alors que jusqu’alors la maire, Anne Hidalgo, n’avait pas donné suite. Laurent Nuñez, le préfet, avait précédemment souligné les ris-ques pour la population concernant la concentration des déchets alimentaires. Il avait demandé « des mesures plus adaptées et fortes, notamment par le recours à la réquisition ». La grève des éboueurs est reconduite jusqu’au lundi 20 mars. Source.
Photo 1/9. Protesters stand around during a demonstration on Place de la Concorde, in front of the French National Assembly, after the French government pushed a pensions reform through parliament without a vote, using the article 49,3 of the constitution, in Paris on March 16, 2023. The French president on March 16 rammed a controversial pension reform through parliament without a vote, deploying a rarely used constitutional power that risks inflaming protests. The move was an admission that his government lacked a majority in the National Assembly to pass the legislation to raise the retirement age from 62 to 64.
L’exécutif a tranché sur la réforme des retraites. Au sortir d’une ré-union d’urgence ce jeudi 16 mars 2023, en début d’après-midi, la Première ministre Élisabeth Borne a engagé à l’Assemblée natio-nale, sous les huées des députés de gauche, la responsabilité de son gouvernement sur la réforme très contestée des retraites par le biais de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet une adop-tion du texte sans vote. Dans les minutes qui ont suivi le déclenchement de l’article 49.3 par Élisabeth Borne pour faire passer la réforme des retraites sans vote à l’Assemblée, les syndicats ont tout de suite annoncé riposter, pendant qu’un rassemblement voyait des milliers de ma-nifestants se masser sur la place de la Concorde, à Paris. Ce ras-semblement face à l’Assemblée nationale, regroupant plusieurs milliers de personnes, a été rejoint par des élus et personnalités politiques opposés à cette réforme. Sur place, Jean-Luc Mélenchon, a d’ailleurs fustigé un « texte qui n’a pas de légitimité parlementaire, qui n’en a pas dans la rue et qui n’en a pas dans les sondages », avant d’ajouter que « les syn-dicats appellent à la poursuite de l’action, et c’est à ça que nous allons nous atteler ». Ils ont été rejoints peu après 16 h 30 par des manifestants mas-sés près de l’Assemblée nationale et par un cortège de plus de 1 600 jeunes partis de la place de la Sorbonne, aux cris de « Emmanuel Macron, président des patrons, on vient te chercher chez toi » et « À bas le 49.3 ».
Photo 1/9. A demonstrator from the CFTC (French Confederation of Christian Workers) union carries a sign caricaturing President Emmanuel Macron during a demonstration in Paris on March 7, 2023, as part of a nationwide day of strikes and protests called by unions over the proposed pensions overhaul, which include raising the minimum retirement age to 64 from 62 and increasing the number of years people have to make contributions for a full pension.
La sixième journée de manifestation contre la réforme des retrai-tes a été marquée en France par une nette reprise de la mobilisa-tion en province mais aussi dans la capitale, avec des chiffres pro-ches, voire supérieurs à ceux du 31 janvier 2023 dans de nom-breuses villes, selon les syndicats mais aussi les autorités. Les Français étaient de nouveau dans la rue, mardi 7 mars 2023, pour protester contre la réforme des retraites. Selon la CGT, 3,5 millions de personnes ont manifesté partout en France, et 1,28 million, selon un comptage réalisé par le ministère de l’Intérieur. Cette participation est légèrement supérieure à celle du 31 jan-vier, plus haut de la mobilisation contre cette réforme avec 1,27 million de manifestants, selon la même source. À Paris, ils étaient 81 000 à battre le pavé, selon la préfecture de police, 700 000 selon la CGT. Source.
Photo 1/9. French Prime Minister Elisabeth Borne (C) visit the regional Overseas products during the 59th edition of the Agriculture fair in Paris on February 27, 2023. The 2023 edition of the International Agriculture Fair takes place in Paris from February 25 till March 5, 2023.
C’était au tour d’Élisabeth Borne d’arpenter les allées du Salon de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris, deux jours après Emma-nuel Macron, ce lundi 27 février 2023. La Première ministre fran-çaise a surtout cherché à ne pas faire de vagues. Mais outre l’iné-vitable interpellation sur les retraites, elle a annoncé un plan de développement d’alternatives pour les produits phytosanitaires les plus importants. Pour sa première visite au Salon de l’agriculture depuis qu’elle est devenue chef du gouvernement, Élisabeth Borne n’a que très peu été interpellée sur la réforme qui hérisse le pays. Peut-être parce que le déploiement massif du service de sécurité dans les allées de la porte de Versailles a dressé un mur avec les visiteurs, qui avaient le plus grand mal à identifier l’officiel caché au milieu de la cohue.