Fireworks explode next to the Arc de Triomphe with « 2023 » projected on the building, at the Avenue des Champs-Elysees during New Year celebrations in Paris, early on January 1, 2023.
Privés d’éclat depuis deux ans en raison de la pandémie, les Champs-Élysées ont retrouvé samedi 31 décembre 2022 la foule des grands soirs – un million de personnes selon les autorités – venue pour le retour du feu d’artifice du Nouvel An, ou la simple envie d’« être ensemble », serrés, sur l’avenue scintillante et bondée. Parisiens et touristes ont progressivement empli les deux kilo-mètres aux arbres illuminés, où 500.000 personnes étaient initialement attendues par la mairie. Fin décembre 2021, face à la progression du variant Omicron, la mairie de Paris avait dû annuler le feu d’artifice et les concerts prévus sur les Champs-Elysées.
Clashes broke out between police and members of the Kurdish community during a demonstration at the Place de la Republique in Paris on December 24, 2022, a day after a gunman opened fire at a Kurdish cultural centre killing three people. Cars were overturned, at least one vehicle was burned and small fires set alight near Republic Square.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies samedi 24 dé-cembre 2022 sur la place de la République, à Paris, pour rendre hommage aux trois Kurdes tués la veille. Au moins quatre voitures ont été renversées, dont au moins une incendiée, et des pou-belles brûlées sur le boulevard du Temple. Les forces de l’ordre, vi-sées par des jets de projectiles, ont répliqué par des tirs de gre-nades lacrymogènes. Onze personnes ont été interpellées lors de heurts avec les for-ces de l’ordre, a annoncé le préfet de police de la capitale. Ces personnes ont été arrêtées « essentiellement pour des dégra-dations », a indiqué Laurent Nuñez. 31 membres des forces de l’ordre ont été légèrement blessés et un manifestant a été touché à l’arcade sourcillière, a-t-il ajouté. Côté dégradations, « une quin-zaine de vitrines ont été étoilées, pas brisées ». Vers 13 h, une heure après le début du rassemblement place de la République, des affrontements ont commencé sur le boulevard du Temple, à une centaine de mètres de là. Tout serait parti d’une « provocation » commise par le chauffeur d’une camionnette a commenté le préfet de police, sans plus de détails à ce stade. Un homme de 69 ans est suspecté d’avoir fait feu vendredi, rue d’Enghien, dans le 10e arrondissement de la capitale, près d’un centre culturel kurde. Dans la foule, de nombreux manifestants agitaient des drapeaux du PKK (Parti des travailleurs du Kurdis-tan) ou à l’effigie de trois militantes kurdes assassinées en janvier 2013 à Paris. Ce qu’on ressent, c’est de la peine et de l’incompré-hension parce que ce n’est pas la première fois que ça arrive », a déclaré Esra, une étudiante de 23 ans. Une minute de silence a été observée, en musique, à la mémoire des victimes et de « tous les Kurdes morts pour la liberté ». Plusieurs manifestants présents samedi ont dénoncé une « in-justice » et un acte « terroriste » et « politique ».
1/9. Demonstrators attend a rally organised in front of the Ministry of Health building by the group « Medecins Pour Demain » (Doctors for Tomorrow) and the CSMF (Confederation of French Doctors’ Unions) as private practitioners ask for a rise in consultation prices in Paris on December 1, 2022. Thousands of private doctors and biologists across the country close their cabinets on December 1 and 2, 2022, notably to ask for higher prices of consultations.
Des milliers de médecins et de biologistes libéraux ont fermé leurs cabinets et leurs laboratoires jeudi 1er et vendredi 2 décembre 2022, les uns pour protester contre le manque de reconnaissan-ce et réclamer des hausses de tarifs, les autres pour s’élever con-tre la ponction portée, par le biais du budget de la « Sécu », à leurs bénéfices. Tous les syndicats de médecins libéraux, en pleine né-gociation conventionnelle avec l’Assurance-maladie, soutiennent le mouvement, avec des nuances dans leur positionnement ; une première depuis 2015. Avec, pour revendication principale, le dou-blement du montant de la consultation – de 25 euros à 50 euros –, le jeune collectif Médecins pour demain, fort de 15 000 mem-bres sur Facebook, a donné l’impulsion. Jeudi soir, on évoquait dans ses rangs plus de 10 000 cabinets fermés – pour 110 000 praticiens libéraux. À Paris, ils se sont donné rendez-vous devant le ministère de la Santé.
1/9. Medical interns and students hold rally near the Pantheon during a day of strike called by several unions to protest against the extension of general doctors studies by one year in geographical areas suffering a lack of medical personnel, in Paris on November 17, 2022.
Réunis à l’appel d’une vaste intersyndicale, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées dans l’après-midi du 17 novembre 2022 à Paris, devant le Panthéon, pour protester contre l’ajout d’une quatrième année d’internat en médecine générale, qui doit être effectuée “en priorité dans des zones où la démographie médicale est sous-dense”, selon le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). Le gouvernement devrait user de l’article 49.3 de la Constitution devant les députés en début de semaine prochaine sur ce texte.
1/9. People hold up images and placards during a demonstration in honor of Jina Mahsa Amini and the other protesters killed under the orders of the Islamic Republic at The Place Joachim du Bellay in Paris, on November 13, 2022. Iranian Mahsa Amini, 22, died in custody on September 16, 2022, three days after her arrest by the notorious morality police in Tehran for allegedly breaching the Islamic republic’s strict dress code for women.
Plusieurs centaines de personnes se sont réunies dimanche 13 novembre 2022 place Joachim du Bellay à Paris en soutien au mouvement de contestation qui secoue l’Iran depuis la mort de Mahsa Amini, jeune Iranienne morte après son arrestation par la police à Téhéran. Le même jour, l’Iran a fustigé la rencontre dans la capitale fran-çaise d’Emmanuel Macron avec des opposantes, qui a eu lieu vendredi, et a qualifié de « regrettables et honteuses » les dé-clarations présidentielles à l’issue de cette réunion. En marge du Forum de la paix, le chef de l’Etat a rencontré quatre militantes iraniennes, dont il a salué la « révolution qu’elles sont en train de conduire » dans leur pays.
1/9. French far-right party Rassemblement National (RN) deputies and former leader of RN Marine Le Pen (2R) talks with an exhibitor during the 10th edition of the « Made In France » fair (MIF) on November 12, 2022 in Paris.
Marine Le Pen a défendu samedi 12 novembre 2022 au salon Made in France le “patriotisme économique”, en dénonçant des directives européennes “stupides” qui freinent selon elle l’accès des entreprises française aux marchés publics. La députée du Rassemblement national, qui était accompagnée notamment par ses collègues Nicolas Meizonnet, Yaël Ménache et Angélique Ranc, a souhaité que les entreprises françaises puissent “bénéficier” des marchés publics, “auxquels elles ne peuvent parfois pas accéder pour des raisons de soumission à des directives européennes absolument stupides”. Elle a salué des “savoir-faire incroyables, quel que soit le domaine”, après avoir déambulé dans plusieurs stands, dénonçant un “problème de formation” face aux difficultés de recrutement, ironisant sur la politique du “col roulé” du gouvernement en matière énergétique, et terminant par quelques emplettes, un couteau pour éplucher les légumes, quelques confiseries et du saucisson de bœuf.
1/9. French Economy Minister Bruno Le Maire (C) talks with an exhibitor during the opening of the 10th edition of the « Made In France » fair (MIF) on November 10, 2022 in Paris.
Le ministre de l’Économie et des Finances Bruno le Maire, accompagné de son collègue ministre chargé de l’Industrie Roland Lescure, de la ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme Olivia Grégoire et, un bref instant par Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative, a inauguré le salon Made in France le jeudi 10 novembre 2022 après-midi. Le salon attend pour sa 10e édition un record de 100 000 visiteurs, surfant sur les concepts de « relocalisation » et « souveraineté » qui se trouvent au cœur du débat public depuis la crise sanitaire. Des canapés Duvivier fabriqués près de Poitiers depuis 1840 à la start-up Le Slip Français, figure de proue de la renaissance d’une filière textile en France, le nombre d’exposants « a dû être limité à 1 000 », au lieu de 800 l’an passé, a indiqué la fondatrice du salon, Fabienne Delahaye. Lors de sa première édition en 2012, le salon avait accueilli 70 exposants et 15 000 visiteurs. Source.
1/9. French Culture Minister Rima Abdul-Malak (CL) and France’s Junior minister for Digital Transition and Telecommunications Jean-Noel Barrot (CR) visit the « Paris Games Week » video-game fair, the largest French video game fair, in Paris on November 3, 2022.
« Est-ce que tu savais que Dune était d’abord un livre avant de devenir un jeu vidéo ? », glisse Rima Abdul-Malak par-dessus l’épaule d’un jeune garçon. Au milieu du Parc des expositions de la porte de Versailles, lors de son passage à la Paris Games Week le jeudi 3 novembre 2022, la ministre de la culture observe une partie du jeu de stratégie Dune : Spice Wars, du studio bordelais Shiro Games, et se félicite que « l’ensemble des champs de la culture se retrouvent connectés avec le jeu vidéo ». Pas question de mettre ce secteur dynamique entre parenthèses, assure la ministre, qui est venue à deux reprises au cours de la semaine au salon organisé par le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (SELL), lequel regroupe les entreprises qui publient et diffusent les jeux. Après l’annulation de ses deux précédentes éditions en raison de la pandémie de Covid-19, l’événement respecte cette année une jauge de fréquentation. Les allées sont donc moins bondées qu’auparavant, mais une population très spécifique, elle, est bien plus présente : les ministres. Sports, transition numérique, enfance, jeunesse, handicap et culture… En tout, six membres du gouvernement ont fait le déplacement à ce salon ouvert au public du 2 au 6 novembre, soit deux fois plus que lors de la dernière édition. Source 🛈
French writer Brigitte Giraud arrives after being awarded with the prestigious Prix Goncourt literary prize for her novel « Vivre Vite » (Flammarion) at Drouant restaurant in Paris on November 3, 2022.
Le prix Goncourt 2022 a été attribué à Brigitte Giraud pour Vivre vite. Comme chaque année, c’est depuis le restaurant Drouant, à Paris, où se réunissent les jurés, que la nouvelle a été proclamée le jeudi 3 novembre, à 13 heures. Déjouant les pronostics des critiques littéraires recueillis par Livres Hebdo, qui la plaçaient en outsider derrière le favori Giuliano da Empoli, la romancière lyonnaise se voit enfin récompensée par un grand prix littéraire pour son quatorzième livre. Et avec elle son éditeur, Flammarion, douze ans après le Goncourt décerné à Michel Houellebecq pour La Carte et le Territoire. Elle est la treizième femme ainsi récompensée, six ans après Leïla Slimani et sa Chanson douce (Gallimard).
1/9. French paediatric healthcare workers gather in front of the Hopital Necker-Enfants Malades AP-HP and speak with the press in Paris, on November 2, 2022, before going to the Elysee palace to attempt to personally deliver a letter to French President Emmanuel Macron underlying the urgency of their situation. Hospitals in and around Paris have started transferring children to paediatric intensive care units in other hospitals to alleviate overcrowding due to an epidemic of bronchiolitis that is putting strain on already short-staffed paediatric services. The health minister said he will meet with healthcare workers to address what has been called a crisis in France’s paediatric healthcare sector.
Des soignants en blouse blanche, des représentants du Collectif Pédiatrie et des représentants d’associations de parents d’enfants malades sont partis à pied ce mercredi 2 novembre 2022 matin de l’hôpital Necker, à Paris, jusqu’à l’Élysée, pour dénoncer la crise que traversent depuis quelques semaines les services pédiatriques hospitaliers. “On a l’impression d’avoir été écoutés”, a dit le docteur Mélodie Aubart neuropédiatre à l’hôpital Necker-Enfants malades, membre de cette délégation, après cette rencontre avec une conseillère du président de la République. Depuis début octobre, les urgences et services de réanimation pédiatriques des hôpitaux de tout le pays sont saturés , notamment du fait d’une épidémie de bronchiolite précoce.
Le collectif a dénoncé dans une lettre ouverte au chef de l’État datée du 22 octobre et signée par 7.000 soignants en pédiatrie “une inaction politique irresponsable”. “Il faut que les pouvoirs publics entendent qu’aujourd’hui, en France, on soigne mal les enfants, faute de moyens, faute de soignants et faute d’une politique de santé digne de ce nom”, expliquait Isabelle Desguerre, cheffe du service pédiatrique de l’hôpital Necker.