President of the Regional Council of Ile-de-France Valerie Pecresse (C) visits the RER C (Regional Express Network) line in Bretigny-sur-Orge, outside Paris on March 26, 2024. The RER C line is regularly subject to malfunctions and will be in high demand during the 2024 Olympic Games in Paris.
A
lors que les ennuis s’accumulent depuis le début de l’année, la présidente de la Région Île-de-France et d’Île-de-France Mobilités, Valérie Pécresse, s’est invitée sur la ligne en Essonne ce mardi 26 mars 2024 pour annoncer un plan de redressement aux côtés de SNCF Réseau et de SNCF Transilien. Un peu plus d’une semaine après l’important blocage d’un poste d’aiguillage au niveau de la gare d’Austerlitz et au lendemain d’une panne d’un train qui a, à nouveau perturbé fortement le trafic, l’élue a mis la pression sur SNCF Réseau et SNCF Transilien qui opèrent la ligne, la plus ancienne et la plus longue d’Ile-de-France. Source.
The public carrying placards and portraits of hostages held by Hamas attend a ceremony to pay tribute to the 42 French citizens killed and to all the victims of the Hamas assault on Israel last October 7, four months after the attacks, as the conflict between Israel and Palestinian Islamist group Hamas continues in the Gaza enclave, in the courtyard of the Hotel des Invalides in Paris on February 7, 2024. The ceremony pays tribute to the French and French-Israeli citizens killed in the attack on Israel by Hamas and the three others still missing, believed to be held hostage.
Q
uatre mois après les attaques terroristes tragiques du Hamas en Israël, une cérémonie en hommage aux victimes françaises avait lieu aux Invalides le 7 février 2024. De nombreuses figures politiques avaient fait le déplacement et certains d’entre elles, notamment appartenant à La France Insoumise, ont reçu un accueil particulièrement houleux de la part de la foule présente. À l’Intérieur de la Cour des Invalides, l’ambiance était beaucoup plus solennelle avec quarante-deux portraits des Français tués par le Hamas tenus par des gardes républicain, leurs familles présentes et un discours d’Emmanuel Macron.
Protesters hold banners and unions flags during a demonstration of municipal police in Paris on February 3, 2024, as part of a nationwide movement launched by the « collective of angry municipal police officers » to demand better recognition of their work, as well as higher wages and pensions.
D
es centaines de policiers municipaux se sont fait entendre samedi 3 février 2024 lors de rassemblements organisés partout en France, pour réclamer une meilleure reconnaissance et ne plus être considérés comme « une sous-police ». Les policiers municipaux souhaitent que soit rendue obligatoire la prime « police » ou « indemnité spéciale mensuelle de fonctions de police » (ISMF), qui peut représenter jusqu’à plusieurs centaines d’euros par mois. Ils veulent également qu’elle soit portée à 25 % du traitement de base, et l’intégrer au calcul de la retraite comme c’est le cas pour les pompiers professionnels avec la « prime de feu ». Ils demandent aussi leur passage en catégorie supérieure ainsi qu’une année de bonification pour la retraite tous les cinq ans. Cette mobilisation est la dernière étape d’un mouvement entamé le 31 octobre, avec une grève des procès-verbaux qui s’était poursuivie lors des réveillons de Noël et de la Saint-Sylvestre ainsi que le 1er janvier. Les policiers municipaux comptent par ailleurs sur l’arrivée des Jeux olympiques, lors desquels ils seront en première ligne pour remplacer les forces de l’ordre mobilisées dans les villes hôtes des épreuves, pour faire pression sur le gouvernement.
French farmers arrive in front of French CRS police officers standing beside French gendarmerie armoured personnel carriers near Chilly-Mazarin, south of Paris, on January 31, 2024 as French farmers maintain roadblocks on key highways into Paris for a third day, as part of nationwide protests called by several farmers’ unions over pay, tax and regulations. Convoys of tractors edged closer to Paris, Lyon and other strategic locations in France on January 31, as thousands of protesting farmers appeared to ignore warnings of police intervention if they cross red lines laid down by the government. Farmers’ unions, unimpressed by concessions offered by President Emmanuel Macron’s government, encouraged their members to fight on for improved pay, less red tape and protection from foreign competition.
L
es blocages d’agriculteurs ne faiblissaient pas ce mercredi 31 janvier 2024 en France, en particulier autour de la capitale, où les forces de l’ordre maintiennent la protection du marché de Rungis. De leur camp improvisé sur l’autoroute A6 à leur tentative d’entrée avortée au marché de Rungis, les agriculteurs ont poursuivi leur démonstration de force. Le blocage partiel des autoroutes entre dans son quatrième jour en Île-de-France. Des campements ont été installés sur les principaux points de blocage. Huit autoroutes, l’A1, l’A4, l’A5a, l’A6, l’A10, l’A13, l’A15 et l’A16 sont toujours en partie fermées.
Photo 1/9. Ethiopia’s Abeje Ayana crosses the finish line to win the 2023 Paris Marathon in Paris on April 2, 2023. The 42.195 km-route kicked off on the iconic Champs Elysees heading through the Bois de Vincennes park and along the Seine river, before looping around the Bois de Boulogne and ending near the Arc de Triomphe.
Le Schneider Electric Marathon de Paris a fait son grand retour ce dimanche 2 avril 2023 ! Comme le veut la tradition, les participants se sont élancés depuis les Champs-Élysées pour parcourir la dis-tance mythique de 42,195 kilomètres en passant par les artères les plus prestigieuses de la capitale française avant de franchir la ligne d’arrivée à la Porte Dauphine. Cette année, 52 000 courageux participants ont bravé le froid et le vent de la capitale. C’est l’Éthiopien Abeje Ayana qui a terminé le Marathon de Paris en premier, avec une victoire en 2 h, 7 minutes et 15 secondes, juste devant son compatriote Guye Adola et le Kenyan Josphat Boit. Côté femmes, la Kényane Helah Kiprop s’est illustrée, tandis qu’en handisport, le Français Julien Casoli n’a cette fois fini que 3e, après avoir gagné l’an passé. Dans la course masculine, le premier Français, Medhi Frere, se classe 10e.
Photo 1/18. Electric scooter are set on fire avenue de l’Opera, facing the Paris Opera during a demonstration as part of a national day of strikes and protests, a week after the French government pushed a pensions reform through parliament without a vote, using the article 49.3 of the constitution, in Paris, on March 23, 2023. French unions on March 23 staged a new day of disruption against the president’s pension reform after he defiantly vowed to implement the change, which includes raising the age of retirement from 62 to 64, saying he was prepared to accept unpopularity in the face of sometimes violent protests.
D’innombrables saccages, violences et incendies ont été consta-tés dans toute la France ce jeudi 23 mars 2023 en marge des ma-nifestations contre la réforme des retraites, qui ont rassemblé entre 1,08 million et 3,5 millions de contestataires, selon le minis-tère de l’Intérieur et la CGT. À Paris, les affrontements ont démarré dès le milieu d’après-midi, quelques heures après le début d’un rassemblement d’une cen-taine de milliers de personnes place de la Bastille à Paris, d’après les autorités. Malgré 2 000 contrôles effectués en amont de la manifestation, près de 1 500 éléments radicaux y étaient pré-sents. Les casseurs ont rapidement fait sécession en tête du cortège pacifique, poussés par les forces de l’ordre qui ont souhaité les isoler. Ils ont ensuite semé dans leur sillage, de la place de la République (est de la capitale) aux Grands Boulevards (centre), saccages et dégradations. Des vitrines ont été brisées, dont no-tamment celle d’un restaurant McDonald’s et d’un Burger King. Des façades d’agences bancaires ont aussi été prises pour cibles, des tags ont été peints sur des commerces. Les CRS et gendar-mes mobiles ont répliqué en usant de gaz lacrymogènes et en effectuant des bonds défensifs et des charges. C’est lors de ces manœuvres qu’un fonctionnaire de police a été vu en train de s’é-crouler, puis évacué par ses collègues de terrain, qui l’ont traîné au sol. Les violences ont ensuite franchi un nouveau cap en fin d’après-midi, alors que le «black bloc» atteignait le lieu d’arrivée du cortè-ge, place de l’Opéra. En chantier, l’Opéra Garnier était recouvert d’un immense échafaudage, source d’inquiétude pour les autori-tés, qui craignaient que les casseurs n’y montent pour le désos-ser. Il n’en a rien été : les affrontements ont eu lieu en contrebas, avec de nombreux tirs de mortiers d’artifice et des feux de pou-belles. Un kiosque a été incendié. « Mort au roi, mort à Darmanin », pouvait-on lire sur des vitrines de magasin. Les violences se sont poursuivies dans la soirée, d’abord dans les petites rues du quartier du 9e arrondissement. Des feux de détri-tus ont été allumés, et des flammes ont léché des immeubles d’habitation. Les manifestants se sont ensuite déplacés devant la gare Saint-Lazare, où ils ont érigé un barrage auquel ils ont mis le feu, en travers de la route. Source.
Photo 1/6. Police surround protesters in the Place Vauban, in front of the church of the Invalides, after the result of the vote of the motion of censure filed against the government following the use of article 49.3 of the constitution in Paris on March 20, 2023. The French government survived two no-confidence motions in parliament on March 20, 2023 but still faces intense pressure over its handling of a controversial pensions reform.
Le gouvernement d’Elisabeth Borne a survécu de justesse lundi 20 mars 2023 à une des deux motions de censure déclenchées à l’Assemblée nationale après l’utilisation controversée de l’article 49.3 sur son projet de réforme des retraites, toujours combattu dans la rue où de nouveaux incidents ont éclaté. À Paris, la RATP avait fermé 11 stations de métro et de RER situées dans les alentours de l’Assemblée nationale, de la place de la Concorde, du palais de l’Elysée et de celui de Matignon « pour raison de sécurité ». Les manifestants réunis depuis le début de l’après-midi place Vauban, derrière les Invalides, ont été dispersés en début de soirée après des heurts avec les forces de l’ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène, a constaté une journaliste de Reuters. Des groupes de manifestants, en majorité des jeunes, ont alors organisé des cortèges « sauvages » dans les rues de la capitale, incendiant ici ou là des poubelles empilées depuis le début de la grève des éboueurs et provoquant de nouvelles interventions de la police et des pompiers. Plus d’une centaine de personnes ont été interpellées, selon les autorités.
French gendarmes block demonstrators during an unauthorized rally in Paris, in the Forum district of Les Halles, on March 19, 2023, against plans to reform pensions three days after the French government imposed the reform without a vote in using Article 49.3 of the Constitution. Opponents of the French president’s pension reform plan are expressing their anger for the third evening, with new rallies and strikes in a France, plunged into a political crisis after the executive took power.
Sous la voûte du forum des Halles, à Paris, des centaines d’oppo-sants à la réforme des retraites ont fait entendre leur voix diman-che 19 mars 2023 en fin d’après-midi. Selon une source policière, le rassemblement, auquel ont partici-pé 350 personnes, n’avait pas été déclaré mais il s’est déroulé dans le calme. Une tentative de départ en cortège sauvage a été empêchée par les forces de l’ordre et 17 personnes ont été inter-pellées. La veille déjà plusieurs centaines de personnes avaient manifesté à l’intérieur du centre commercial des Halles pour protester con-tre la réforme des retraites. La capitale a connu trois soirées de tensions depuis l’annonce jeudi du recours par Elisabeth Borne à l’article 49.3 de la Constitution qui permet l’adoption d’un texte sans vote, sauf motion de censure. Samedi, à l’appel de la CGT Ile-de-France, 4.000 personnes, selon la police, avaient convergé place d’Italie où des incidents avaient éclaté. Jeudi et vendredi, plusieurs milliers de personnes avaient exprimé leur colère place de la Concorde, amenant la préfecture de police à interdire jusqu’à mardi tout rassemblement sur cette place, située tout près de l’Assemblée nationale, au pied des Champs-Elysées, et qui restait dimanche sous surveillance policière. Pour la journée de samedi, 400 contrôles ont eu lieu place de la Concorde et 122 interpellations ont été effectuées dans la capi-tale, selon le ministère de l’Intérieur. Des placements en garde-à-vue dénoncés par le syndicat de la magistrature qui a déploré dans un communiqué l’absence d’élé-ments pour caractériser une infraction. « Sur 292 interpellations, 283 ont ainsi donné lieu à un classement sans suite. Cette utilisa-tion dévoyée de la garde à vue illustre les dérives du maintien de l’ordre, qui détourne l’appareil judiciaire pour le mettre entière-ment à son service », a déclaré le syndicat de la Magistrature.
Photo 1/9. A pile of garbage bags have been piling up since waste collectors went on strike against the French government’s proposed pensions reform, in front of the Eiffel tower in Paris on March 17, 2023. France faces another day of strikes on march 17, 2023, over highly contested pension reforms which President appears on the verge of pushing through despite months of protests. As the legislation enters the final stretch in parliament, trade unions are set to make another attempt to pressure the government and lawmakers into rejecting the proposed hike in the retirement age to 64.
C’est un niveau symbolique qui vient d’être franchi ce vendredi 17 mars 2023. La barre des 10 000 tonnes de déchets non ramassés dans les rues de Paris a été atteinte à la mi-journée, selon une es-timation de la mairie, au douzième jour de la grève de ses ébou-eurs contre la réforme des retraites. Un poids équivalent à celui de la tour Eiffel, le plus célèbre monument de la capitale. Dans une note, l’Institut Paris Région rappelle que chaque année, un Francilien produit 476 kg de déchets. Chaque jour, 16 000 tonnes de déchets ménagers sont ainsi générées en Île-de-France, soit 186 kg par seconde. Paris affiche donc actuellement un visage bien loin des clichés véhiculés par Emily in Paris. À la grande surprise des touristes présents dans la capitale. Et la situation se crispe alors que la préfecture de police envisage de réquisitionner des éboueurs pour effectuer des ramassages. Ce jeudi 16 mars, la Ville de Paris a dû transmettre à la Préfecture de Police la liste des 4 000 noms des agents de la propreté alors que jusqu’alors la maire, Anne Hidalgo, n’avait pas donné suite. Laurent Nuñez, le préfet, avait précédemment souligné les ris-ques pour la population concernant la concentration des déchets alimentaires. Il avait demandé « des mesures plus adaptées et fortes, notamment par le recours à la réquisition ». La grève des éboueurs est reconduite jusqu’au lundi 20 mars. Source.
Photo 1/9. Protesters stand around during a demonstration on Place de la Concorde, in front of the French National Assembly, after the French government pushed a pensions reform through parliament without a vote, using the article 49,3 of the constitution, in Paris on March 16, 2023. The French president on March 16 rammed a controversial pension reform through parliament without a vote, deploying a rarely used constitutional power that risks inflaming protests. The move was an admission that his government lacked a majority in the National Assembly to pass the legislation to raise the retirement age from 62 to 64.
L’exécutif a tranché sur la réforme des retraites. Au sortir d’une ré-union d’urgence ce jeudi 16 mars 2023, en début d’après-midi, la Première ministre Élisabeth Borne a engagé à l’Assemblée natio-nale, sous les huées des députés de gauche, la responsabilité de son gouvernement sur la réforme très contestée des retraites par le biais de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet une adop-tion du texte sans vote. Dans les minutes qui ont suivi le déclenchement de l’article 49.3 par Élisabeth Borne pour faire passer la réforme des retraites sans vote à l’Assemblée, les syndicats ont tout de suite annoncé riposter, pendant qu’un rassemblement voyait des milliers de ma-nifestants se masser sur la place de la Concorde, à Paris. Ce ras-semblement face à l’Assemblée nationale, regroupant plusieurs milliers de personnes, a été rejoint par des élus et personnalités politiques opposés à cette réforme. Sur place, Jean-Luc Mélenchon, a d’ailleurs fustigé un « texte qui n’a pas de légitimité parlementaire, qui n’en a pas dans la rue et qui n’en a pas dans les sondages », avant d’ajouter que « les syn-dicats appellent à la poursuite de l’action, et c’est à ça que nous allons nous atteler ». Ils ont été rejoints peu après 16 h 30 par des manifestants mas-sés près de l’Assemblée nationale et par un cortège de plus de 1 600 jeunes partis de la place de la Sorbonne, aux cris de « Emmanuel Macron, président des patrons, on vient te chercher chez toi » et « À bas le 49.3 ».